Le comité local des Bonnets
rouges de Lannion est extrêmement choqué par la vague d’interpellations qui
vient d’avoir lieu. Nous rappelons que la devise de la république française est
« liberté, égalité, fraternité », or, le dispositif écotaxe ne
respectait pas le principe d’égalité puisqu’il désavantageait très largement la
Bretagne du fait de sa position géographique. C’est d’ailleurs la raison pour
laquelle Ségolène Royal, ministre de l’environnement, a déclaré qu’il fallait « remettre
ce dispositif à plat ». Le tribunal parle de « dégradation ou
destruction (…) de biens d’utilité publique », cela voudrait dire que
l’utilité publique se conçoit sans prendre en compte le peuple
Breton ? Voilà donc un État qui bafoue
sa devise nationale et de ce fait, pousse une région à une révolte légitime,
puis projette ensuite de punir très sévèrement quelques-uns qu’il a poussé à la
révolte. Cette révolte est politique et n’a rien à voir avec le droit commun.
Ces prisonniers sont politiques, ils ont servi la cause de la Bretagne, celle
des Bonnets Rouges qui, au final, réclament plus de démocratie. C’est bien le
sens de « relocaliser les décisions ». Si l’écotaxe est la goutte
d’eau qui a fait déborder le vase, il serait temps de prendre conscience que
nos revendications sont aujourd’hui politiques.
Et pourquoi une détention
préventive alors qu’on laisse des centaines d’agresseurs en liberté, dans
l’attente de leur comparution ? Il est vrai qu’il s’agit de biens matériels
onéreux et nous rappelons d’ailleurs, à tous nos concitoyens, que le fameux
contrat passé entre l’État et le consortium Ecomouv a fait scandale il y a
quelques mois. Effectivement, de droite comme de gauche, beaucoup de
personnalités politiques ont mis en cause le montage financier de ce dossier
qui ne respirait pas l’utilité publique.