Ni de droite, ni de gauche, un peuple uni par des valeurs communes...

Ni de droite, ni de gauche, un peuple uni par des valeurs communes...

Soyez les bienvenus - Degemer mad

La majorité actuelle des citoyens-électeurs ne veut plus des dérives du système qui fait violence au plus grand nombre et sert les intérêts des plus privilégiés. Perte d'emploi, appauvrissement des classes sociales, détérioration de l'environnement... tout nous entraine vers le fond. Nous n'acceptons pas d'être des victimes et avons décidé de prendre notre destin en main. Toute personne libre et de bonne volonté qui veut construire un monde et un avenir meilleur est la bienvenue parmi nous. Ce mouvement prend racine ici, en Bretagne historique, avec un peuple responsable qui propose des solutions nouvelles face à un système qui laisse le monde de la finance broyer les individus.

Notre chance : une culture forte et millénaire basée sur l'entraide et la cohésion sociale. Une longue histoire de résistance et de combat pour la liberté et la dignité, n'en déplaise à certains détracteurs intégristes.

Pourquoi la Bretagne réunifiée ? Parce que c'est la volonté démocratique de la majorité des "bretons historiques" et qu'ensemble, nous serons plus forts pour ouvrir une nouvelle voie dans ce monde de plus en plus injuste et chaotique.

Qui sommes-nous ? Des femmes et des hommes de bonne volonté, libre-penseurs et voulant s'engager dans la construction effective d'une société meilleure. Que nous soyons artisans, fonctionnaires, chômeurs, ouvriers, patrons, paysans, artistes, employés, retraités ou étudiants, nous avons tous comme autre point commun de ne pas être des rêveurs. Nous entendons bien prouver qu'il y a un champ des possibles plus vaste que ce que veulent nous faire croire les représentants du système, toutes couleurs confondues.

Renseignez-vous, l'état français est un des rares, en Europe à avoir gardé un fonctionnement aussi centralisé. Dans beaucoup d'autres pays, les régions ont plus d'autonomie, gage de décisions plus démocratiques. Plus il y a d'écart entre les gouvernants et les gouvernés, plus il y a d'inégalités. (écart géographique, économique, social, etc...)

Aujourd'hui, une majorité de bretonnes et de bretons s'organise pour construire une société plus démocratique. Ce mouvement est historique et vous pouvez-y prendre part, vous êtes les bienvenu(e)s.

Le coeur de quelques-uns d'entre nous



Christophe Le Baquer, 46 ans, artiste plasticien, Pleumeur-Bodou

Le cœur au ventre

Je n’ai jamais milité pour aucune cause, jamais fait partie d’aucun parti politique, syndicat, groupe… j’y ai toujours vu quelque chose de dangereux qui broie la liberté et le libre arbitre. Et me voilà membre d’un comité local de Bonnets Rouges. Que s’est-il passé ? Que se passe-t-il ?

J’ai vu des gens envahir les rues en arborant des signes de reconnaissance. J’ai vu, entendu, ressenti la colère de ces personnes qui explosait comme un volcan trop longtemps silencieux. Ce volcan, il gronde en moi. Ce drapeau gwenn ha du que je n’ai jamais beaucoup aimé, c’est le mien. Ces gens, c’est mon peuple et leur bonnet rouge, ma colère.

Je suis un artiste dont la langue d’expression poétique est le français. J’aime cette langue qui est la mienne. Mais à moi, d’autres choses ont été arrachées et en moi, tant de choses n’ont pas été digérées… Mon histoire, la nôtre, remonte à il y a bien longtemps. C’est l’histoire d’un peuple intimement lié à la nature, qui a fait figure d’indigène pendant des décennies aux yeux d’un pays conquérant. L’histoire d’un peuple qu’une république « éclairée » va civiliser par des moyens efficaces. Pendant toute la 1ère partie du 20ème siècle, il ne s’est pas simplement agit d’enseigner le Français, que tout le monde voulait bien apprendre, mais d’effacer définitivement le breton et avec lui sa culture, son passé. Mon grand-père a d’abord porté le sabot infâmant autour du cou quand par mégarde, dans la cour de récréation, un mot de sa langue maternelle sortait dans la joyeuse excitation du jeu. Il s’est ensuite engagé volontaire en 1916, alors qu’il n’était pas majeur, pour défendre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité dans lesquelles il croyait. Il fit Verdun et revint avec une batterie de médailles quand son frère, moins chanceux, fut coupé en deux par une rafale de mitrailleuse en montant à l’assaut. Beaucoup d’autres de mes grands oncles et de nos ancêtres ont connu ce sort tragique. La république y régla une grande partie de son problème de langue bien trop étrangère. En 40, les garages sont réquisitionnés par les forces d’occupation et mon grand-père ferme son établissement pour ne pas collaborer. Il emploie son petit camion au transport de marchandises et la nuit, exfiltre des pilotes anglais et américains vers les côtes paimpolaises. Mes autres grands-parents, paysans, hébergeront pendant un temps un jeune homme juif de Paris. Tonton Émile, Tonton François, comme beaucoup d’autres, se sont engagés dans ces combats pour la liberté, pour des valeurs portées bien haut par cette république qui parlait si bien. 

Qu’est-ce qu’il me reste de tout cela ? De cette culture qu’il fallait rayer parce qu’arriérée, non conforme, de tous ces savoirs perdus ou qui ne tiennent plus qu’à un fil ? De cette humiliation, de cette violence, mais aussi de cette capacité à s’engager pour des valeurs nobles ? Du courage et de la fierté. L’envie de me battre pour la liberté comme nos anciens l’ont fait avant. Malgré tous les coups et les souffrances, ils nous ont transmis un héritage précieux. Un héritage breton auquel il nous appartient d’être à la hauteur aujourd’hui.
Mémé est morte depuis longtemps maintenant, pourtant j’entends encore ses mots couler comme de l’eau douce sur des galets polis. Je n’y comprenais rien mais j’adorais cette musique qui me semblait avoir été chantée depuis la nuit des temps. Cette langue maternelle, celle de mes origines, celle du lien à sa mère, elle m’a été confisquée par un État qui refuse, aujourd’hui encore et malgré les injonctions de l’Europe, de signer la charte des langues minoritaires. Pourquoi ? Quel est son problème ? Liberté, égalité, fraternité ? Pourquoi n’ai-je découvert qu’à l’âge de 20 ans que l’histoire de mon pays, apprise à l’école, n’était pas l’histoire de mon peuple et de sa nation ? Pourquoi cette république a demandé à son système scolaire de me le cacher ? Quel est son problème ? Ma fille, je ne l’ai pas inscrite chez Diwan, il y a 20 ans, parce que pour le descendant de Breton dévalorisé que j’étais, c’était impensable. Je l’ai pourtant appelée Morgane. Le volcan était là. Il s’est transmis de génération en génération et il ne s’éteindra pas. Je le sens dans mon ventre depuis toujours, je le sais mieux depuis des années et de voir Quimper envahi de bonnets rouges, il s’est mis à gronder. 

Chers sœurs et frères, ne vous indignez pas de la violence d’un portique qui tombe, c’est le frontispice d’une république mensongère qui est abattu.
À la télé vous entendez que c’est mal, que ça coûte de l’argent et qu’il faut s’en repentir…
Je vais vous dire ce qui m’indigne : des personnes travaillent 10 ans, 20 ans dans une entreprise pour un tout petit salaire qui permet à certains de s’endetter pour acheter une maison ou un appartement. Du jour au lendemain, ces personnes sont licenciées, éjectées pour différentes raisons : l’entreprise va bien mais le PDG a promis plus de bénéfices aux actionnaires. Ou bien, l’entreprise n’arrive plus à faire face à la concurrence pour diverses raisons : on ajoute des normes et des normes qui finissent par rendre le service ou le produit final bien plus cher que chez nos voisins, ou l’entreprise concurrente a fini par employer des ouvriers européens 20 à 30 % moins cher que les Bretons… La violence, c’est que ce système broyeur d’humains est mis en place et entretenu par la République ! Vous voulez parler de violence ? Allez demander à cette famille du Centre-Bretagne, qui se retrouve au chômage et n’arrive plus à payer ses remboursements de prêts. Vendre la maison ? Impossible, la zone est sinistrée, il y en a par centaines toutes moins chères les unes que les autres. Personne n’en veut, il n’y a plus de travail, qui viendrait vivre ici ? C’est la double peine, il faut payer alors qu’on n’en a plus les moyens, se faire saisir, dégringoler, ne plus rien avoir pour se relancer, ailleurs, alors que de toute façon, on n’a même plus les moyens d’habiter ici, chez les pauvres. 

Et oui, 20 secondes de vidéo d’un portique qui brûle c’est impressionnant ! Quelles secondes mettre en face, dans la balance ? 20 secondes de milliers de visages défaits par la déchéance de vies qu’un système sans état d’âme passe à la moulinette tous les jours ? Faut-il filmer les suicides ? La France, qui est un des pays d’Europe où l’on se suicide le plus, avait en 2010 un taux moyen de décès par suicide de 16,5 pour 100 000 habitants. Quelle région battait tous les records ? La Bretagne, bien sûr, avec un taux de 28,1 de personnes qui ne s’étaient pas ratées. Le chiffre des tentatives est bien plus élevé ! Quelques bons républicains nous dirons qu’il reste encore trop de tares malgré l’excellent travail accompli au fil des ans… N’importe quel historien, ethnologue ou psychologue vous expliquera que c’est la conséquence évidente de la violence faite à un peuple à qui on a cherché à effacer le passé, couper les racines par des violences physiques et morales. Par l’humiliation (petit exemple : « Les principaux traits de la race bretonne sont la malpropreté, la superstition et l'ivrognerie » Henri Busson – manuels de géographie des lycées en 1929).  Pensez-y quand on cherche à manipuler votre opinion. Consciemment ou pas, tous nos enfants portent cet héritage. Ne croyez pas qu’on puisse faire comme si ça n’avait jamais existé. C’est du passé, oui, mais il éclaire ce qui se produit quand l’État continue de nous traiter comme des irresponsables, des moins que rien. Nous ne sommes pas un sous-peuple qui aurait besoin d’une élite parisienne éclairée pour se faire administrer. La République entretient un système qui nous tue et il faudrait qu’on s’indigne d’un matériel abîmé ? Je suis contre la violence et je m’y oppose tous les jours, mais je trouve tellement injuste que dans le cas des Bonnets Rouges, on fasse de l’État une victime qui n’aurait aucune responsabilité. Une minorité ethnique se rebellerait pour avoir plus de liberté et de démocratie chez Poutine ou chez Obama, vous pouvez être certain que l’opinion française toute entière s’indignerait du refus d’écoute de ces dirigeants là. 
 
La France est un des derniers grands États aussi centralisé. Tout le monde y perd son pouvoir démocratique. Le pouvoir n’est plus au peuple, il est à une oligarchie financière et politique qui nous joue la comédie de la démocratie. Quand avez-vous voté la dernière fois pour un parti qui a conduit une politique qui vous a satisfait ? Dans laquelle vous vous êtes reconnu ? On vous dira que c’est bien pire ailleurs et qu’il faut se satisfaire de ce que l’on a, comme si nous étions de vieilles personnes contraintes d’accepter d’inéluctables rhumatismes. Mais c’est faux, nous sommes jeunes et plein de vitalité, de créativité et l’avenir nous appartient si nous décidons de le prendre en main. Ne demandons pas trop poliment à ceux que le système a mis en place, de nous aider à le défaire. Exigeons-le au nom de la liberté et du droit des peuples à décider d’eux-mêmes. Engageons-nous pour nos enfants ! Cessons d’être victimes, exigeons une réelle décentralisation comme en Allemagne, en Espagne, en Belgique, ou comme l’Écosse… Nous sommes responsables de nos vies, construisons un monde meilleur. Rouvrons nos livres d’histoire, tout est dit sur ce qui se passe en ce moment et va advenir. L’équilibre ne tient jamais. L’ultralibéralisme continuera d’asservir et de vampiriser les peuples jusqu’à ce qu’ils se révoltent. Je crois en la vie et dans son élan perpétuel. Il est encore temps de réagir sans violence et la Bretagne pourrait bien être la graine d’un renouveau bien plus vaste. Il faudra bien que ça commence quelque part… pourquoi pas au bout du monde ?

Au sein des comités locaux de Bonnets rouges, tout le monde s’exprime et les collectifs élaborent des solutions nouvelles, adaptées aux enjeux contemporains et aux problèmes qui sont les nôtres. Il n’y a pas de bons et de mauvais, juste des femmes et des hommes de bonne volonté. Nous sommes peut-être en train d’ouvrir une voie nouvelle, réellement démocratique. Rejoignez-nous dans l’aventure.
 
Nous sommes le peuple, par nature divers et de toutes origines sociales, nous refusons d’être divisé en partis politiques, syndicats ou autres. 

Comme tout peuple, ce qui nous réunit, nous constitue, est notre sentiment d’appartenance à une culture et à des valeurs que nous partageons, quelles que soient nos origines ethniques et hors de tout clivage dogmatique.

Nous sommes Le Peuple Breton, qui comme une grande majorité des Français, ne se reconnaît pas dans la représentation politique actuelle, qu’elle soit de droite ou de gauche.
C’est pourquoi nous nous engageons aujourd’hui dans un mouvement de réforme dont le but est de mettre en place un système réellement démocratique qui nous permette de vivre dans le respect de nos valeurs.

Nous défendons l’idée d’une société humaniste et donc non asservie aux diktats de la finance.

Une société d’entraide et de solidarité créatrice d’une forte cohésion sociale ainsi que de forts liens intergénérationnels.

Une société qui, s’appuyant sur ses traditions, développe l’innovation nécessaire à une vie harmonieuse et respectueuse de l’environnement.

Une société responsable qui a conscience de construire le monde qu’elle va transmettre aux générations futures.

Une société de la droiture et du respect de la parole donnée.

Une société ouverte qui accepte les différences, permet l’indépendance d’esprit et encourage la créativité à tous les niveaux.

Une société bienveillante dans laquelle chacun peut trouver sa place.

Une société où le peuple décide de son présent et de son avenir.

Une société égalitaire sans extrémisme.

C’est pourquoi nous demandons une réforme des institutions qui permette à tous les Français de voter pour des représentants légitimes dans un cadre conçu dans la réelle intention de respecter la liberté, l’égalité et la fraternité.

Voilà mon témoignage personnel… un cri du cœur. C’est sa seule valeur, une valeur humaine. En voici un autre, bien plus érudit mais tout aussi incarné. Il est de Jean-Pierre Le Mat, un de ces infatigables éveilleurs de consciences, qui a le recul de l’historien et la connaissance de celui qui pratique l’économie au quotidien. Il vous éclairera de façon tangible et précise sur le mouvement Bonnets Rouges et son contexte, afin que cesse la désinformation et les analyses hasardeuses ou partisanes. N’y cherchez pas de pensées ou d’avis prémâchés, faciles à digérer, pas plus que l’habituelle dichotomie manichéenne des « gens biens ». L’élan est fait d’une honnêteté simple et d’un sens critique puissant. Entrez au cœur de l’Histoire et voyez comme elle est en train de se faire.

Christophe Le Baquer

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